Société de consommation (Et la tendresse bordel!)

Suntory

Comme quoi, on pourra dire ce que l'on veut, mais tout cela ne me plait pas.

Naviguer entre les gens comme naviguer entre les relations physiques/sentimentales. Prendre les autres comme de vulgaires paquets de gâteaux que l'on jette quand on les a fini/ne les aime plus/préfère un autre. Comme une publicité qui nous fait apprécier un profuit sur le moment, on se laisse aveugler par le beau et le clinquant pour ne pas avoir à réfléchir à ce qui arrive vraiment et surtout à ce qui devrait vraiment arriver.
De la peur ou de l'immobilisme dans sa solitude, je ne sais pas quel terme utiliser.

Je l'ai fait, on me l'a fait. Cela passe quelques temps, il est parfois nécessaire de se convaincre que les autres n'ont pas autant d'emprise sur nous qu'ils le pensent. Mais, en grattant cette couche huileuse qui recouvre tout cela, on se rend vite compte que rien de bon n'en sort et surtout qu'on s'enferme dans une non-vie faite de masques et de faux-semblants. Coucheries sur erreurs sur méprises: des histoires éventées bâties sur du vent.

Il n'y a aucune critique dans ce laïus, très mal placé comme je suis pour faire des remarques aux gens. Et au final, il restera seulement Suntory.

s'il y a un reste, s'il reste une envie, plus tard.


 
 
 

1 Réponse pour “Société de consommation (Et la tendresse bordel!)”

  1. Gravatar de Melle Brouckline Melle Brouckline
    28 août 2005 @ 01:11

    "(...) Il est parfois nécessaire de se convaincre que les autres n'ont pas autant d'emprise sur nous qu'ils le pensent."
    "Les autres" (Ca fait bien sartrien) ont l'exacte emprise que tu leur accordes sur ta personne puisque c'est toi qui détermines l'importance que leurs actes, paroles, silences ont sur ton corps et ton esprit.
    C'est une illusion, c'est complètement immatériel ce que l'on définit, en fin de compte, sous un mot abstrait et si vague : la proximité.
    Un proche ? Quelqu'un dont on se sent proche, ce peut être celui qui a simplement laissé un graffiti, Dieu sait quand, sur un pauvre mur anonyme. Reprenant un pauvre dicton populaire qui nous parlera un court instant pour une raison absurde, connue de nous seuls. Ou simplement celui qui aura eu le mot juste ? Voire le mot futile qui fait mouche, même du coche. Le regard du passant, Le rictus de l'inconnu ? Ce qui blesse, ce qu'on n'avait pas vu approcher ?
    T'y crois vraiment à la solitude, vu les milliards de stimuli qui te touchent à travers chaque cm² de ta peau ?
    Moi, je crois à l'ego et à ce boulet qu'est la mémoire.
    Et à l'idéal qu'on peut toujours tenter d'avoir comme horizon parce que ça simplifierait peut-être la vie : la transparence.
    Vaste programme, pas vrai ?
    Je suis perplexité... Mais vaguement optimisme.
    OK, je suis vacances, aussi.

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