Roman(cé)

4 jours de Week-end
3 jours sans ordinateur.

Contrairement à ce que j'aurais pu penser, vivre sans mon monstre de métal et de silicium fut bien plus facile que je ne le pensais. Tout un pan de ma vie que j'occultais fréquemment a pu ainsi revenir à la surface. Mais j'ai dû y faire face.

On a toujours une occupation en week-end. On a toujours quelque chose à penser. Et j'ai pensé.

Il est facile de se réfugier dans le travail, de se perdre dans ses soucis professionnels pour ne pas penser aux autres. Passé les diverses tâches que m'incombaient dans mon humble demeure et ayant trouvé un lieu propice à la méditation (Montmartre pour ne pas le citer), j'ai sorti mon petit carnet et j'ai écrit.

Qu'as-tu donc écrit? me demanderez-vous. Un constat, un état des lieux, un arrêt sur images de 4 années passées en solo sans filet. Deux colonnes, les bonnes choses et les mauvaises choses. Plus cette page dédiée aux affaires/histoires en suspens...

Heureusement, les colonnes ne sont pas équilibrées et le tirage a donné les bonnes choses gagnantes. Mais cette fichue page...
Je ne pensais pas avoir autant de cadavres dans mes placards, autant de casseroles qui trainaient derrière moi. Amis, collègues, histoires, tout un univers dans lequel je m'étais plongé avec délice. Auto-destruction ou manque, tout dépend du point de vue. "Sans lendemain", voilà la meilleure description de beaucoup de lignes dans lesquelles je me suis engagé. J'ai tellement donné et si peu reçu que quiconque serait déjà parti en voyant cela. Je me suis mal exprimé en tant d'occasions que je me demande encore comment certains daignent encore me parler. Je suis des lignes où le malaise est toujours présent car histoire commencée sur de mauvaises bases.

Et j'en reviens toujours à ce problème. Incapable de faire passer ce que je ressens vraiment, ce que je veux vraiment dire.
Mais foin de tout cela, une solution s'offre à moi: agir. Ne plus avoir peur des conséquences et parler. Et si je me ramasse car ce n'est pas ce que les gens veulent entendre, tant pis pour eux. Je vis par les gens mais je ne dois pas subir tout ce que les gens font de moi.

Ce n'est pas un mea culpa, ce n'est pas un énième atermoiement sur moi-même. C'est un constat qui engage des nouveautés.


 
 
 

2 Réponses pour “Roman(cé)”

  1. Gravatar de Alecska Alecska
    8 février 2005 @ 18:54

    :)

  2. Gravatar de pivwan pivwan
    8 février 2005 @ 19:36

    Le sourire ne sera offert qu'en un nombre réduit de cas...

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