00h10
La télévision fait office de mur visuel dont les images ne me parviennent que sous forme de flashs. Son coupé.
De mon radio-cassettes, Georges lance ces perles d'Amérique de sa voix grave et envoûtante.
La cigarette achève de se consumer dans le cendrier. Souvenir d'un décalage en extérieur, il trône au milieu des courtisans de mon ordinateur.
A l'écran, les fenêtres se bousculent pour attirer mon attention. Trop de choses en parallèle. Trop de lignes à suivre en continu.
Le radiateur. Douce chaleur diffusée après le réveil poussiéreux. Ce n'est plus ce ronronnement ni ce glouglou de mon enfance. Evolution.
Cet appartement est à mon image. Chaotique et ordonné.
Face à tout cela, j'écris.