La pesée des âmes

Je pense que j'ai besoin d'un break général. Une coupure franche qui me donnera le temps de souffler. Non pas que je suis trop chargé ou que je suis trop fatigué physiquement, mais surtout pour prendre le temps de réfléchir à la situation.

Peser le pour et le contre, rembobiner le fil et analyser. Comprendre les erreurs du passé pour ne plus les reproduire.

D'ici là, stand-by. Pas de coupure grandiloquente, ni de page blanche. Juste un souffle retenu le temps nécessaire.

Contractuel

Il faut croire que j'ai mal lu le papier. Ou bien que j'en ai compris que ce que je veux bien comprendre.

J'ai cru à un moment que cela partait dans une direction qui me plaisait. Loin de là, quasi aveuglé par la vie que je mène, je n'ai pas vu le retour de bâton se préparer. Ce qui la colle particulièrement mal, c'est que même les plus gros signes ne m'ont qu'effleuré.

Au final, il me reste quoi? Pas grand chose diront certains, toujours un peu d'expérience diront les autres. Mais il restera toujours un goût amer que cela soit arrivé à cette situation. Surtout sans que je m'en rende compte. Et c'est çà qui donne cette amertume...

Par conséquent

Le mépris est un sentiment dont je n'aime pas faire l'objet. Normal, me direz-vous. Qui donc aime être traité comme un moins que rien voire complétement ignoré?

Le plus vexant dans tout cela étant d'être méprisé seulement quand on n'a pas besoin de vous. Vite utilisé, vite jeté, ou comment se sentir comme un vieux balai rangé dans un coin.

Dans tout cela, il faut bien choisir une position, se donner une direction. J'hésite entre la remise en question et le mépris en retour. Dans les deux cas, cela va remettre en questions certaines options et certaines décisions.

Ite, missa est.

Et si

Et si on se disait tout?

Plutôt que les faux-semblants et les non-dits? Plutôt que les silences et les désillusions?

Tu ne crois pas que cela serait mieux?

Projet

Tout doucement, ma trajectoire s'infléchit (enfin diront certains) vers des lieux qui me plaisent beaucoup plus. Je ne suis pas encore habitué à me sentir soutenu dans ce projet. La jeunesse sûrement. Ou bien les oripeaux que je me complais à garder...

Il aura fallu du temps, de la sueur, et surtout un grand volume de dommages collatéraux pour que cela arrive. Et je ne le regrette pas.