Hallali

Courez tant que vous pouvez.

Tant par mépris, par insouciance que par dédain, vous m'avez fait mal et me faîtes mal.

Vous qui m'avez pris pour un suppléant, un ersatz de vos envies, vos désirs, je n'accepte plus cet état de fait.

La pitié est un luxe que vous avez pris avec moi. Vous ne le dites pas mais c'est cela.

Vous m'intimidez, mais je vous ferai face. Quoiqu'il en coûte...

Addon: On m'a toujours seriné "Mieux vaut être seul que mal accompagné". Vérifions si cet adage est vrai...

Natural Blues

oh lordy, trouble so hard
oh lordy, trouble so hard,
don't nobody know my troubles but God
don't nobody know my troubles but God

went down the hill, the other day
my soul got happy and stayed all day

oh lordy...

went in the room, didn't stay long,
looked on the bed and brother was dead

oh lordy...

Moby - Natural Blues, Play

Roman(cé)

4 jours de Week-end
3 jours sans ordinateur.

Contrairement à ce que j'aurais pu penser, vivre sans mon monstre de métal et de silicium fut bien plus facile que je ne le pensais. Tout un pan de ma vie que j'occultais fréquemment a pu ainsi revenir à la surface. Mais j'ai dû y faire face.

On a toujours une occupation en week-end. On a toujours quelque chose à penser. Et j'ai pensé.

Il est facile de se réfugier dans le travail, de se perdre dans ses soucis professionnels pour ne pas penser aux autres. Passé les diverses tâches que m'incombaient dans mon humble demeure et ayant trouvé un lieu propice à la méditation (Montmartre pour ne pas le citer), j'ai sorti mon petit carnet et j'ai écrit.

Qu'as-tu donc écrit? me demanderez-vous. Un constat, un état des lieux, un arrêt sur images de 4 années passées en solo sans filet. Deux colonnes, les bonnes choses et les mauvaises choses. Plus cette page dédiée aux affaires/histoires en suspens...

Heureusement, les colonnes ne sont pas équilibrées et le tirage a donné les bonnes choses gagnantes. Mais cette fichue page...
Je ne pensais pas avoir autant de cadavres dans mes placards, autant de casseroles qui trainaient derrière moi. Amis, collègues, histoires, tout un univers dans lequel je m'étais plongé avec délice. Auto-destruction ou manque, tout dépend du point de vue. "Sans lendemain", voilà la meilleure description de beaucoup de lignes dans lesquelles je me suis engagé. J'ai tellement donné et si peu reçu que quiconque serait déjà parti en voyant cela. Je me suis mal exprimé en tant d'occasions que je me demande encore comment certains daignent encore me parler. Je suis des lignes où le malaise est toujours présent car histoire commencée sur de mauvaises bases.

Et j'en reviens toujours à ce problème. Incapable de faire passer ce que je ressens vraiment, ce que je veux vraiment dire.
Mais foin de tout cela, une solution s'offre à moi: agir. Ne plus avoir peur des conséquences et parler. Et si je me ramasse car ce n'est pas ce que les gens veulent entendre, tant pis pour eux. Je vis par les gens mais je ne dois pas subir tout ce que les gens font de moi.

Ce n'est pas un mea culpa, ce n'est pas un énième atermoiement sur moi-même. C'est un constat qui engage des nouveautés.

Hypercharge

Ca y est.

Tu m'as dit

Tu m'as dit que tu étais solitaire.

Tu m'as dit que ta bulle n'appartenait qu'à toi.

Tu m'as dit que te laisser approcher n'était pas chose facile. Un pas en avant, deux en arrière.

Tu m'as dit que tu avais ta vie et que je n'ai pas le droit d'y entrer.

Tu m'as dit que tes expériences t'ont appris à faire la part des choses et que tu sais te débrouiller.

Mais en fait, tu ne m'as rien dit. J'aime à croire que j'affabule. J'aime à croire que je lis dans les gens. J'aime à croire que je comprend ce que tu penses.

piv, arrête!